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Fashion in Antwerp

MoMu

Situé au cœur du quartier de la mode d'Anvers, le musée de la mode d’Anvers (MoMu) est un espace dynamique et inspirateur, qui se distingue par ses plafonds hauts et son architecture contemporaine. Le bâtiment abrite également le Département Mode de l'Académie et la relation entre les deux institutions permet au MoMu d’être un musée très vivant, qui a des liens actifs avec la culture de la mode contemporaine et une expertise historique.

EXHIBITIONS ARCHIVE

  • BACKSTAGE: SELECTION I

    21 septembre 2002 – 4 avril 2003

    L’exposition d'ouverture du MoMu comportait une présentation introductive de créations de la collection et posait les bases des futurs défilés en rejetant une présentation linéaire et chronologique, et en présentant au contraire des créations réalisées durant cinq siècles et unies par des thèmes comme « Noir/Blanc », « Le sens de l’artisanat » et « Broderie ». L'idée était de présenter les archives comme une sorte de trésor dans lequel des pièces riches étaient conservées côte à côte, dans un cadre sombre et humble. Le public était invité à jeter un regard dans les coulisses du musée et à comprendre la direction des futures expositions. Photo © Koen De Waal.

  • GenovanversaeviceversA

    9 septembre 2003 – 28 mars 2004

    Difficile à prononcer, le titre de cette exposition créait un lien entre les ports de Gênes et d’Anvers,  qui ont tous deux connus une période de forte croissance et une prééminence culturelle au XVIIe siècle, durant la transition de la Renaissance au Baroque. Certaines pièces de l'exposition avaient précédemment été présentées dans le cadre de « Arte e Lusso della Seta a Genova dal ‘500 al ‘700 », une exposition organisée à Gênes et consacrée au design, au tissage et à l'utilisation de la soie en Italie durant cette période. Au MoMu, l'exposition a été transformée grâce à une scénographie radicale créée par le styliste Angelo Figus, qui a juxtaposé les pièces historiques avec des éléments décoratifs surréalistes et des textiles contemporains créés par des maisons de mode anversoises et italiennes, parmi lesquelles Missoni, Gianfranco Ferré, Romeo Gigli, Dries Van Noten, Ann Demeulemeester et Roberto Cavalli. Cette exposition a été présentée dans le contexte d’Europalia Italie. Photo © J. Sonck.

  • PATTERNS

    24 avril 2003 – 10 août 2003

    Les patrons peuvent être décrits comme étant les dessins techniques qui se cachent derrière les vêtements. S’ils sont intéressants pour les conservateurs de musée en tant qu'éléments de recherche, ils sont rarement montrés dans le contexte d'une exposition. L’exposition « Patterns » du MoMu a inversé cette relation, en faisant du dessin technique le centre d'intérêt, subordonné au vêtement fini. Chaque patron suggère non seulement le vêtement qui peut être réalisé, mais également le corps qui l’habitera et, par extension, la morphologie idéale de l’époque. L'exposition comprenait des créations de Haider Ackermann, A.F. Vandevorst, Hussein Chalayan et Walter Van Beirendonck. Photo © Koen De Waal.

  • MALIGN MUSES

    18 septembre 2004 – 30 janvier 2005

    La première collaboration entre le MoMu et le Victoria & Albert Museum de Londres, Malign Muses, examinait la relation entre les modes historique et contemporaine, en illustrant la manière dont, telle une muse maligne, la mémoire des designs du passé inspire les vêtements modernes. L'exposition retraçait les schémas de répétition et d'influence, conscients et autres. Organisée par Judith Clark et basée sur ses neuf années de recherche au V&A et au London College of Fashion, l’exposition proposait une sélection de pièces historiques et contemporaines, tirées des collections permanentes du Fashion Museum et du Victoria & Albert Museum, ainsi que des archives de A.F. Vandevorst, Bernhard Willhelm, Bruno Pieters, Dries Van Noten, Hussein Chalayan, Maison Martin Margiela, Veronique Branquinho et Walter Van Beirendonck. Photo © Tim Stoops.

  • GODDESS

    8 mai 2004 – 22 août 2004

    Les styles de l'Antiquité classique ont constamment influencé la mode féminine au cours de ces deux derniers siècles. L'exposition « Goddess » du MoMu rassemblait des éléments de l’exposition « Goddess, The Classical Mode » du Metropolitan Museum of Art’s Costume Institute et étendait le thème en y intégrant des pièces des collections Printemps Été 2004 caractérisées par une influence classique frappante. Les silhouettes de l'exposition allaient de robes plissées de main de maître par Madame Grès à des créations contemporaines de stylistes comme Victor&Rolf et Patrick Van Ommeslaeghe. Photo © Tim Stoops.

  • KATHARINA PROSPEKT: The Russians by A.F. Vandevorst

    9 septembre 2005 – 5 février 2006

    An Vandevorst et Filip Arickx, les stylistes derrière le label anversois A.F. Vandevorst, ont présenté une sélection d'objets et de costumes de la collection du State Historical Museum à Moscou. Les classiques bien connus du style russe ont beaucoup influencé les collections A.F. Vandevorst, en particulier au niveau de l'utilisation de matières comme le cuir, la fourrure et le feutre, et des références aux costumes militaires et religieux. L'exposition ludique intégrait des clichés de la culture populaire russe, comme notamment des vitrines en forme de poupée matrioshka géante et des mannequins en tenues de l'air soviétique, faisant la queue à un checkpoint. Cette exposition a été présentée dans le contexte d’Europalia Russie. Photo © Ann Vallé.

  • BEYOND DESIRE

    25 février 2005 – 14 août 2005

    Cette exposition pluridisciplinaire était consacrée à la mode, à la photographie en studio, aux arts et aux séquences documentaires, et avait pour but d'explorer l'interaction entre les cultures africaine et ouest-européenne, en prenant le désir comme thème central. L'exposition comportait des silhouettes d’Ashish et Bernhard Willhelm, des photos de Depara, Malick Sidibé et Apagya, et un aménagement de magasin créé par le styliste malien Malian Xuly Bët. Photo © Tim Stoops.

  • THE MOMU COLLECTION: SELECTION II

    8 septembre 2006 - 17 juin 2007

    Cette deuxième présentation de pièces de la collection du MoMu a une fois de plus été organisée par thème plutôt qu'en fonction de la chronologie. La scénographie choisie par Bob Verhelst lui a été inspirée par les designs de présentation des grands magasins du XIXe siècle (l'un d'entre eux, Old England, a autrefois occupé le rez-de-chaussée du bâtiment qui abrite actuellement le MoMu). Présentés sur et au-dessus d'une série de tables spécialement conçues, des corsets, des imperméables, de la lingerie, des chapeaux et des costumes régionaux pouvaient être examinés en détail. L’exposition comprenait des créations de Dries Van Noten, Maison Martin Margiela, Rochas, Walter Van Beirendonck, Dirk Van Saene, Veronique Branquinho, Comme des Garçons, A.F. Vandevorst et Stephen Jones. Photo © Jacques Sonck.

  • DREAMSHOP: YOHJI YAMAMOTO

    7 mars 2006 - 13 août 2006

    Parmi les expositions organisées par Yamamoto (la collection avait été précédemment présentée à Florence et à Paris), celle présentée au MoMu mettait tout particulièrement l'accent sur les liens importants qui existe entre les modes anversoise et japonaise. Plus de 70 silhouettes complètes retraçaient la carrière du styliste. Quinze d'entre elles pouvaient être essayées par les visiteurs et une était présentée sur la terrasse : on pouvait y observer les dégâts progressifs occasionnés par le soleil et la pluie. Une attention toute particulière était portée aux thèmes récurrents dans les collections de Yamamoto, comme les vêtements surdimensionnés, la couleur noire, la combinaison du noir et du rouge, le déséquilibre et l’asymétrie, les vêtements inachevés et les uniformes. Photo © Ronald Stoops.

  • BERNHARD WILLHELM: HET TOTAAL RAPPEL

    13 juillet 2007 - 10 février 2008

    En 2006, Bernhard Willhelm et sa partenaire créative Jutta Kraus ont fait don au MoMu de la totalité de leurs archives en matière de vêtements. C'est en partie suite à ce don qu'a été organisée une rétrospective exceptionnelle, qui a créé au sein de l'espace d'exposition du MoMu un univers complet de fantasmes évoquant le contexte de narration sinistre et absurde du langage de Bernhard Willhelm en matière de design. Dans le cadre de cette exposition à ce point universelle qu'elle pouvait parfaitement être qualifiée de gesamtkunstwerk (œuvre d'art total), Bernhard Willhelm et Jutta Kraus ont collaboré avec un grand nombre d'artistes et de stylistes parmi lesquels Taiyo Onorato et Nico Krebs, Sarah Kueng, Roman Bleichenbacher, Michael Gross, Megi Zumstein et Claudio Barandun. Ensemble, ils ont traduit le langage visuel distinctif des look-books de Bernhard Willhelm comme les présentations tridimensionnelles fascinantes, évoquant des thèmes aussi divers que la culture rave, les costumes folkloriques tyroliens, les manifestations de gauche et le football américain. Photo © Ronald Stoops.

  • 6+. ANTWERP FASHION

    25 janvier 2007 - 23 juin 2007 (présentée dans la salle De Loketten, à Bruxelles et à l’Opera City Art Gallery, à Tokyo)

    La mode anversoise est trop souvent résumée aux créations des « Six d’Anvers » (Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Walter Van Beirendonck, Dirk Van Saene, Dirk Bikkembergs et Marina Yee), le groupe de jeunes designers qui, avec Martin Margiela, ont percé sur la scène internationale dans les années 80. Aussi grande leur influence fût-elle, cette exposition allait au-delà de leurs créations et évoquait les racines de l’influence de la mode dans la ville d'Anvers elle-même, ainsi que les deux vagues successives plus récentes de jeunes stylistes qui ont apporté leur contribution à l'identité de la mode anversoise, parmi lesquels Raf Simons, Veronique Branquinho, Bruno Pieters, Christian Wijnants et Peter Pilotto. Photo © Patrick Robyn - Ann Demeulemeester, 1989 | Design: Paul Boudens​.

  • Moi, VERONIQUE. BRANQUINHO TOuTe NUe

    12 mars 2008 - 17 août 2008

    Afin de marquer le 10e anniversaire de son label, le musée de la mode d'Anvers a présenté l'exposition « Moi, VERONIQUE. BRANQUINHO TOuTe Nue ». Le jeu de mots français-néerlandais dans le titre fait référence à la vue d'ensemble des collections de Veronique Branquinho qu’offrait l'exposition et au caractère exceptionnellement personnel de son travail. Elle s'inspire rarement d'une seule source spécifique et l'exposition reflétait cette caractéristique par le biais d’une série de dreamscapes et de présentations impressionnistes parmi lesquels une forêt enchantée, des fragments de films, une pièce tapissée de tweed, des bribes de musique et des silhouettes vues sur un zoetrope. Veronique Branquinho travaille souvent avec des atmosphères qu’elle qualifie elle-même d’« images gelées » : une photo, un geste donné, un arrêt sur image ou les souvenirs et les sentiments évoqués par certaines pièces d'habillement. Photo © Ronald Stoops.

  • MAISON MARTIN MARGIELA '20'

    12 septembre 2008 - 8 février 2009 (et tournée)

    Durant 20 ans, la Maison Martin Margiela basée à Paris a développé un univers esthétique discret, inspiré de notions comme le masquage, le trompe-l'œil, l'artisanat et l'inattendu. Plutôt qu'une rétrospective classique, cette exposition illustrait la manière dont le conceptualisme esthétique de la maison s'est manifesté dans tous les domaines, des communications, designs de magasins et événements aux collections elles-mêmes. En répandant des paillettes géantes dans les rues d'Anvers, la scénographie du show reflétait le design de l'atelier de la maison à Paris et mettait un accent particulier sur l'aspect fait main des créations de la maison. Photo © Ronald Stoops.

  • PAPER FASHION

    6 mars 2009 - 16 août 2009

    Le papier a été utilisé dans la mode dans différentes cultures et à différentes époques de l'histoire, mais il est encore un phénomène peu connu et peu étudié. Sur la base d'une collection unique de robes en papier des années 60 de la collection Atopos (Athens), PAPER FASHION mettait l'accent sur l'utilisation du papier et de matières connexes dans la mode moderne et contemporaine. Tandis que l'allure initiale des robes en papier était due à leur modernité manifeste et au fait qu'elles étaient amusantes et jetables, des stylistes récents ont exploré le potentiel du papier dans l’expression de la simplicité et, inversement, sa capacité à être utilisé pour créer des formes structurales complexes grâce à des techniques telles que l'origami. Photo © Ronald Stoops.

  • DELVAUX. 180 Years of Belgian Luxury

    17 septembre 2009 - 21 février 2010

    Fondée en 1929, la maison de maroquinerie Delvaux a la réputation d'être la plus ancienne maison de son secteur au monde. En mettant en lumière les processus et techniques nécessaires à la création de sacs à main prisés des têtes couronnées, l'exposition a retracé l'évolution de Delvaux de la fabrication d'articles de voyage pour la noblesse locale au XIXe siècle à la vision de l'entreprise d'un nouveau style d'élégance sous la direction artistique de l'époque de Veronique Branquinho, en passant par l'avènement du sac à main moderne au XXe siècle. Le design de l'exposition faisait référence au début des voyages de masse en trains, en paquebots et en avions, et recréait une partie de l'atelier bruxellois de l'entreprise. Photo © Frederik Vercruysse.

  • BLACK. Masters of Black in Fashion & Costume

    25 mars 2010 - 8 août 2010

    La ville d'Anvers a une affection particulière pour la couleur noire. Elle était autrefois l'un des principaux centres européens de teinture de textiles en noir. Le noir est encore la couleur associée à la plupart des stylistes anversois de renom. Retraçant l'évolution des techniques de teinture et l'association de la couleur avec les tenues de deuil, l’ancien art du portrait, les costumes business et la contre-culture, l’exposition comprenait des tableaux, des costumes historiques et des créations de mode contemporaine. Elle mettait également en exergue les textures et le potentiel du noir dans diverses matières, parmi lesquelles la fourrure, le cuir et la dentelle. Photo © Frederik Vercruysse.

  • Stephen Jones & The accent of fashion

    8 septembre 2010 - 13 février 2011

    De ses débuts à l'époque avant-gardiste des Nouveaux Romantiques à Londres, où il a coiffé les têtes des fabuleux « Blitz Club kids », à ses créations extravagantes (mais parfaitement conçues) pour des maisons telles que Marc Jacobs, Christian Dior, Jean Paul Gaultier et Lanvin, le modiste Stephen Jones a été une source d’idées extraordinaires. Le MoMu abrite la plus grande collection de chapeaux de Stephen Jones (plus de 120) en dehors de la Grande-Bretagne, grâce à un prêt à long terme des collectionneurs privés anversois Geert Bruloot et Eddy Michiels. À l'occasion du 30e anniversaire de la maison  Stephen Jones Millinery, le MoMu a organisé une exposition rétrospective dans le cadre de laquelle étaient présentées ses propres collections novatrices et ses collaborations spirituelles, élégantes et inventives. Photo © Frederik Vercruysse.

  • Unravel. Knitwear in fashion

    16 mars 2011 - 14 août 2011

    Le tricot est extrêmement versatile et une source permanente d'inspiration pour la mode haute couture. Faisant fi des associations vieux jeu, l'exposition proposait au visiteur un large éventail de vêtements en tricot de toute beauté et d'accessoires des siècles derniers, en mettant l'accent sur des pièces haute couture et leurs interprétations vernaculaires. Des pièces exceptionnelles de designers et de labels nationaux et internationaux, parmi lesquels Elsa Schiaparelli, Missoni et Vivienne Westwood, des pièces haute couture historiques, ainsi que des pièces plus avant-gardistes et de pointe créées par des stylistes établis et des nouveaux venus sur la scène internationale de la mode étaient présentées côte à côte pour révéler la richesse et la diversité du tricot dans la haute couture. Photo © Frederik Vercruysse.

  • Walter Van Beirendonck. Dream the world awake

    14 septembre 2011 - 19 février 2012

    Au cours de sa carrière colorée et iconoclaste, Walter Van Beirendonck a emprunté des influences au monde futuriste du techno club wear, au fétichisme, à la dentelle et à la haute couture. Au travers de ses collections basées sur diverses fascinations, parmi lesquelles l'ethnographie, la spiritualité et le surnaturel, les rituels, la science-fiction et la technologie, le styliste conte des histoires. Aux côtés de pièces exceptionnelles de ses propres collections et du label W&LT, l'exposition du MoMu révélait comment Walter Van Beirendonck examinait les frontières de la beauté et comment il incorporait dans ses collections et ses présentations des thèmes d'actualité, parmi lesquels l'écologie, le sida et le consumérisme de masse. Photo © Ronald Stoops.

  • LIVING FASHION: WOMEN’S DAILY WEAR 1750-1950

    De la collection Jacoba de Jonge

    21 mars 2012 – 12 août 2012

    Cette exposition présentait 100 silhouettes de la collection Jacoba de Jonge, un legs exceptionnel fait au musée, comprenant au total 2.500 pièces. Par le biais des pièces de la collection, l'exposition dépeignait la vie normale, en présentant les tenues que  portaient les femmes de la classe moyenne à différents moments de la journée. De la lingerie et des vêtements portés pour faire le ménage aux tenues de voyage, des vêtements de maternité aux tenues de sport et aux ensembles d'été, les femmes révélées dans cette collection étaient à la mode, sans toutefois créer des tendances. Elles essayaient, pour le meilleur et pour le pire, de suivre les modes de leur époque, sans en être les esclaves. Les femmes de l'exposition n'étaient pas les images idéalisées des gravures de mode, mais des femmes qui vivaient leur vie de tous les jours. Photo © Ronald Stoops.

  • MADAME GRES: SCULPTURAL FASHION

    12 septembre 2012 – 10 février 2013

    La couturière parisienne Madame Grès a lancé une technique distinctive : elle travaillait de manière sculpturale avec de longues bandes de fines étoffes, les pliant et les drapant sur le corps pour créer des vêtements sans couture d'une élégance exquise. Reprenant des pièces de la collection Musée Gallièra à Paris qui avaient été précédemment présentées au Musée Bourdelle, l'exposition du MoMu donnait à voir des créations de Madame Grès et de stylistes contemporains parmi lesquels Haider Ackermann, dont elle a influencé le travail. Afin de mettre l'accent sur leur qualité structurale, les silhouettes étaient présentées aux côtés d’installations et d’éléments spécialement commandés à l'artiste belge Renato Nicolodi. Photo © MoMu / Boy Kortekaas.

  • COUTURE IN COLOUR

    13 mars 2013 - 11 août 2013

    Au cours des années 50 et 60, les couturiers Christian Dior, Hubert de Givenchy, Yves Saint Laurent et Cristóbal Balenciaga ont collaboré avec la société suisse Abraham pour la confection de leurs tissus exclusifs. Cette entreprise était spécialisée dans l'impression sur soie. The exhibition, Silks & Prints from the Abraham Archive. COUTURE EN COULEURS racontait l'histoire de l'entreprise Abraham et celle de la haute couture, de l'art et du luxe en Europe, tout au long du XXe siècle. Des stylistes contemporains tels que Dries Van Noten, Diane Von Furstenberg et Peter Pilotto ont été invités à réaliser des créations à partir de ces imprimés.

  • HAPPY BIRTHDAY DEAR ACADEMIE: 50 ANS DE SECTION MODE AU MOMU

    08 septembre 2013 - 16 février 2014

    La section Mode dispense sans conteste une des plus prestigieuses formations au monde. Ce cinquantenaire était donc l’occasion idéale pour le MoMu de consacrer une exposition à l’histoire de la section mode et aux succès de la mode anversoise qu’on lui doit.

  • Dries Van Noten. Inspirations

    13 février 2015 – 19 juillet 2015

    Pour la toute première fois de sa carrière, Dries Van Noten présente son œuvre dans une exposition. Il ne s’agit pas d’une rétrospective classique, mais d’un parcours intime dans son univers artistique, dévoilant la singularité de son processus créatif, qu’il illustre avec ses nombreuses sources d’inspiration. L’exposition rassemble différents domaines artistiques par le biais d’un assemblage de références historiques, picturales, ethniques, cinématographiques et géographiques. Tout en soulignant les influences, les analogies et les contradictions dans le travail de Dries Van Noten, l’exposition combine des créations de mode avec le monde des arts décoratifs et des beaux-arts, afin d’illustrer les techniques distinctives et le vocabulaire stylistique du créateur belge.

     

ARCHIVE PIECE OF THE MONTH

  • Robe en cheveux synthétique

    Robe en cheveux synthétique à ceinture tressée, Patrick Van Ommeslaeghe 2000-01

    Patrick van Ommeslaeghe a obtenu son diplôme de l’Académie d’Anvers en 1990 mais n’a présenté des créations sous son propre nom que pendant quelques saisons seulement, entre 1999 et 2001, période pendant laquelle il se vit décerner le prestigieux prix ANDAM. Ces collections étaient mémorables avec leurs drapés magnifiques et leurs couleurs vives évocatrices de la palette de Halston dans les années 1970. Après de courts passages par les maisons de couture de Balenciaga, Jean Paul Gaultier, Adeline André et Pucci, il a rejoint en 2005 l’équipe de stylistes de Raf Simons chez Jil Sander. Photo MoMu Collectie © Hugo Maertens.

  • Veste en soie imprimée

    Ann Demeulemeester S/S 2010, veste en soie imprimée

    Les oiseaux – et particulièrement leur plumage – sont très présents dans les collections d’Ann Demeulemeester. Bien qu’elle soit moins connue pour ses créations de tissus imprimés ou à motifs, elle n’a pas attendu l’année 2010 pour expérimenter dans cette voie : elle a collaboré en 2000 avec l’artiste Jim Dine en utilisant ses motifs de corbeau dans sa collection. Les ailes battantes sur cette veste ont été photographiées par le mari de la styliste, le photographe Patrik Robyn : une image de liberté et d’évasion contrebalancée par l’utilisation de chaînes et d’accessoires métalliques suggérant l’entrave ailleurs dans sa collection. Photo MoMu Collectie © Martin Bing.

  • Robe en soie imprimée

    Jil Sander S/S 2011, robe en soie imprimée

    Sous la direction artistique de Raf Simons, le minimalisme qui caractérise la griffe Jil Sander a été porté à ses limites conceptuelles avec l’utilisation à la fois audacieuse et intuitive de la couleur et du volume. Il atteint son summum dramatique dans cette collection. Alliant les couleurs fluo à des jupes et robes longues volumineuses, les Simons manient avec adresse les imprimés démesurés comme les larges rayures, et le motif floral de cette robe avec son volume dramatique, sa féminité sophistiquée et sa palette de couleurs acidulées réunit quantité de thèmes de la collection. Photo MoMu Collectie © Martin Bing.

  • Bottes en cuir à talons aiguilles métalliques

    Maison Martin Margiela AW 2008-2009

    Depuis ses premières collections il y a vingt ans environ, Maison Martin Margiela explore des voies nouvelles et ludiques pour redéfinir la chaussure. Il y a eu les bottes qui ressemblaient à une jambe nue portant des sandales, les fameuses chaussures Tabi, les chaussures à l’apparence maculée et une grande variété d’effets trompe-l’œil. Ici le fameux talon aiguille est apparemment remplacé par un grand clou industriel, une déviation littéralement industrielle de son statut de produit de luxe. Photo © MoMu Collectie, Martin Bing.

  • Blouson en coton

    Bernhard Willhelm S/S 2010, blouson en coton à imprimé camouflage aux broderies machine

    Les spectaculaires créations de Bernhard Willhelm sont souvent influencées par l’intérêt du styliste pour l’histoire, l’identité nationale, la physicalité et la sexualité masculine. Sur ce blouson, l’imprimé camouflage traditionnellement associé à la silhouette masculine a été détourné, ses couleurs boue fournissant un camouflage aux délicates broderies de feuillage qui émergent des teintes terreuses. Photo MoMu Collectie © Martin Bing.

  • Réticule en forme de gant

    Réticule en forme de gant, cuir noir, Maison Martin Margiela, vers 1998–99

    Les gants se glissent dans les créations les plus inattendues chez Maison Martin Margiela. Deux ans plus tard, un haut entier était constitué de gants en cuir noir cousus ensemble et en 2007, l’impression d’une main gantée semblait ‘serrer’ un réticule. Fascinée par la structure des vêtements et le savoir-faire que demande leur construction, la Maison Martin Margiela retravaille souvent des vêtements ‘trouvés’ ou crée ponctuellement des pièces à partir de composantes de vêtements d’occasion. Ce réticule est toutefois une illusion ludique, littéralement un sac à main. Photo MoMu Collectie © Daniel Rys.

  • Robe du soie brodée

    Maison Timmermans, Lier 1925-27

    La famille Timmermans ouvrit dans les années 1820 un atelier de broderie haut de gamme dans la petite ville de Lierre, reprenant ainsi une tradition locale de broderie tout en y introduisant des techniques industrielles. Le savoir-faire de la broderie était similaire à celui de l’application de perles et de paillettes, un domaine qui fit la renommée de la maison Timmermans dans les années 1880 ; elle produisait alors des robes du soir et des accessoires, pour Bloomingdale’s à New York et Harrods à Londres notamment. Photo MoMu Collectie © Daniel Rys.

  • Robe d’après-midi de Roeis

    Robe d’après-midi de Roeis

    Roeis était une maison de couture active à Anvers entre 1911 et 1961. Elle avait le droit de reproduire les modèles à la mode de maisons de couture parisiennes, qu’Alice Roeis ramenait à Anvers sous la forme de patrons en papier ou en toile. Les vêtements étaient confectionnés à Anvers selon des normes de haute couture dans des tissus commandés à Paris. Roeis était la plus grande maison de mode anversoise à l’époque et le MoMu possède dans ses archives plusieurs belles pièces de cette maison. Photo MoMu Collectie © Daniel Rys.

  • Caraco vest & robe

    Caraco en lin imprimé, Angleterre, 1770–1790 | Robe en satin de soie matelassé, 1750–1790

    La combinaison d’une robe et d’une veste ajustée se popularisa au 18e siècle même si la veste était considérée par les élégantes comme un vêtement informel à porter à la maison ou à la campagne uniquement. La veste devint à la mode vers 1770, convenant dès lors pour une tenue du matin. La veste était connue en France sous le nom de caraco ou pierrot; le numéro du 15 décembre 1785 du bimensuel Le Cabinet des Modes ou Modes Nouvelles illustrait une dame en pierrot violet et fichu blanc, combinés à une jupe vert pomme. Photo MoMu Collectie, inv nr B8 © Hugo Maertens.

  • Robe de maternité vers 1880

    Robe de maternité vers 1880 

    Cette robe a été remodelée à partir d’un modèle plus ancien de robe de mariée. Le corsage est très ajusté au-dessus de la taille. La jupe a une ceinture surélevée à l’avant. Les magasines de mode féminine du 19e siècle ne mentionnaient pas ouvertement la maternité et la nécessité de porter des vêtements spéciaux, mais incluaient parfois une illustration de toilette d’intérieur montrant une robe plus relâchée à l’avant. La coquetterie et l’ingéniosité de telles robes ne permettent pas toujours de distinguer les tenues de maternité de l’époque. Photo MoMu Collectie, inv nr J233 © Hugo Maertens.

  • Robe Ann Salens

    Robe Ann Salens

    Active à Anvers dans les années 60-70, Ann Salens est associée à des créations aux riches couleurs combinant le crochet, les franges et les panneaux tricotés à la machine dans des soies artificielles. Ses silhouettes fluides et déstructurées expriment à la perfection la féminité libérée et bohème de l’époque. Photo MoMu Collectie, inv nr T07/6A © Hugo Maertens.